Réparation et préparation des éléments moto. - JRM Colors
Description des phases de préparation, réparation, redressage des éléments d'une moto avant peinture.
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Réparation d'un réservoir moto

Réparation et préparation des éléments moto.

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Cet article a pour objet l’explication des différentes étapes de travail dans la réparation avant peinture des éléments d’une moto.

 

  •  Réparation et débosselage :

 

Il faut savoir tout d’abord que la réparation ou le débosselage d’éléments sans peinture et donc sans vernis n’existent pas en moto. Les techniques modernes des chasseurs de bosses qu’on peut utiliser en carrosserie automobile ne fonctionnent pas en moto.

Plusieurs raisons à cela :

 

  • La plupart des éléments moto sont en plastique et pas en tôle. (donc sur ce type d’éléments, pas de redressage possible)
  • Les réservoirs ou les éléments de customs sont la plupart du temps fabriqués avec une tôle plus épaisse que les portières ou les pavillons de voiture. On ne peut donc pas simplement repousser la tôle sans abîmer la peinture.
  • Les réservoirs posent souvent un gros problème d’accessibilité pour passer des outils à l’intérieur.

 

Pour toutes ces raisons il arrive que l’on ne puisse tout simplement pas redresser une bosse ou une déformation.
Si malgré tout, cela est faisable, il faut la plupart du temps employer des techniques de carrosserie conventionnelles à savoir le marteau de carrossier et le tas, ou encore le tire-clous.
Ces méthodes ne permettent pas de préserver la peinture d’origine intacte et il faut dans tout les cas re-surfacer la zone de réparation avec du mastic, apprêter et repeindre. Ainsi, après avoir réparé ou retouché une pièce, et même si l’opération effectuée ne concerne qu’une petite zone, il faudra dans tous les cas obligatoirement le dépolir et re-vernir l’élément dans sa totalité.
La somme de travail à fournir pour réparer une petite rayure est donc pratiquement équivalente (et même plus importante) que s’il avait fallu repeindre l’ensemble de ce même flanc dans une teinte différente. Le prix de l’opération est donc supérieur à celui d’un changement de teinte sur un élément neuf et ce, même pour une simple griffure.

 

  • Exemple de réparation d’un réservoir

 

Les réparations se font par apport de matière au Syntofer ou à l’étain. Il faut ensuite recouvrir la réparation au syntho par de l’apprêt et re-poncer cet apprêt. La zone à repeindre est donc assez conséquente par rapport au choc initial.

 

Ponçage des éléments

 

préparation du mastic

 

pose du synthofer

 

 

  • La réparation des plastiques et la fibre :

 

Nous réparons les plastiques de type ABS en les soudant ou bien en comblant les parties manquantes par l’apport de matière. Nous pouvons aussi réparer les éléments en fibre composite. Cependant il faut bien garder à l’esprit qu’il s’agit de réparation et pas de fabrication. Un élément trop abîmé est tout bonnement à remplacer.

Nous ne pouvons pas reconstituer un puzzle ou sculpter un flanc de carénage. Le coût en serait de toute façon prohibitif et une réparation reste une réparation. Un élément réparé sera toujours plus fragile qu’un élément neuf si celui-ci est soumis à des contraintes trop importantes.

 

 

  • Stickers d origine :

 

Pour réparer un réservoir ou un carénage, la zone sur laquelle nous devons agir s’étend généralement bien au delà de la zone initialement abîmée.

Par conséquent, dans l’hypothèse d’une bosse sur un réservoir, il faut compter que la zone de réparation s’étendra entre 5 et 10 cm minimum autour de cette bosse.

Ainsi, la proximité de stickers d’origine autour de cette réparation peut devenir un problème. Ils seront forcément à remplacer. Il vous revient donc de vous procurer ces stickers auprès de votre concessionnaire afin que nous puissions les remplacer.

Vérifiez bien qu’il s’agit du bon sticker : les différences entre les années et modèles ne sautent pas forcément aux yeux mais pourtant elles existent.

 

 

  • La retouche des décos :

 

La réparation ou les retouches d’une peinture personnalisée sont parfaitement réalisables. Cependant elles impliquent plusieurs points qui diffèrent d’une simple réparation.

Tout d’abord, comme évoqué ci dessus au sujet de la proximité des stickers, la zone à reprendre après réparation est nettement plus importante que la zone initialement abîmée.

La raison est qu’il faut tout d’abord poncer l’endroit abîmé, mettre ensuite un syntho qui aplanira la surface autour de la zone abîmée, et pour finir apprêter les zones de réparation pour isoler les fonds et les synthos. On arrive une fois de plus à peu près à dix cm autour des zones touchées.

La partie de déco à refaire est donc plus importante qu’il ne pourrait sembler au départ.

Dans les cas ou la déco en question n’aurait pas été réalisée par nos soins, il faut y ajouter le temps passé à retrouver les teintes qui ont été appliquées afin que la réparation ne soit pas visible.

 

 

 

  • Le ponçage :

 

Lorsque l’on peint une moto, il y a plusieurs phases de ponçage.

La première est directement liée à la phase de préparation des éléments. Elle consiste à mettre toutes les surfaces à plat. Retirer les stickers ou les décos existantes, le talon du vernis d’origine généré entre les différentes couches de couleurs…

Cette opération est généralement pratiquée à la ponceuse orbitale à un grain de 240.

Les pièces sont ensuite apprêtées.

Une fois l’apprêt appliqué, il doit être lui aussi poncé. Cette opération se fait à la main et à l’eau. Elle est nettement plus minutieuse et ne doit laisser aucune imperfection sur la surface à peindre. Elle s’effectue avec un papier à poncer à l’eau d’un grain de 800.

Les pièces passent alors en peinture puis sont vernies.

Là, le vernis est poncé une nouvelle fois pour enlever toutes les épaisseurs liées aux différentes couches de peinture et pour retrouver une surface parfaitement plane.

A nouveau les pièces repassent en cabine pour l’application du vernis final et définitif.

 

 

 

  • L’apprêt :

 

Apprêter les pièces à peindre permet d’isoler chimiquement les produits utilisés précédemment de ceux que nous allons utiliser. En effet, la peinture et la carrosserie sont à base de produits chimiques complexes qui réagissent entre eux de manière parfois déconcertante. Sans apprêt, toute une série de désagréments peuvent se produire sans que nous puissions vraiment en expliquer les causes. La plupart du temps il s’agit d’incompatibilités entre les produits qui entraînent tout un lot de réactions chimiques.

Cela peut se caractériser par des décollements, des frisures, des craquelures… Plein de choses agréables qui ruinent le travail effectué en amont.

L’apprêt permet aussi d’uniformiser la surface à peindre, puisqu’il s’agit d’une couche relativement épaisse, composée de particules extrêmement fines, qui, une fois poncée est parfaitement lisse.

Il participe aussi à « l’accroche » de la peinture sur la surface.

 

Certaines surfaces nécessitent une couche spécifique comme un primaire d’accroche, sur plastique brut ou encore sur alliages légers.

 

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